Le Premier ministre haïtien Alix-Didier Fils Aimé a annoncé, lors d’une visite officielle à Washington, son intention de doter l’armée haïtienne d’une nouvelle doctrine militaire. Selon ses déclarations, la doctrine actuelle, datant des années 1950, ne répond plus aux besoins actuels.
Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste, a souligné que l’armée haïtienne « existe, mais ne pense pas assez », en raison notamment de la quasi-disparition des académies militaires et de la production de réflexions stratégiques.
Lors de cette rencontre, le Premier ministre a également abordé la question des prochaines élections en Haïti. Il a exprimé un désaccord profond avec l’organisme chargé de leur organisation, sans préciser les modalités de ce différend. Ces déclarations interviennent dans un contexte où la stabilité institutionnelle et sécuritaire du pays reste un enjeu majeur.
Cette initiative s’inscrit dans une série de réformes annoncées par le gouvernement haïtien pour renforcer les capacités de l’État, notamment dans les domaines de la sécurité et de la gouvernance. Aucune date précise n’a été communiquée pour la mise en œuvre de cette nouvelle doctrine militaire. Les détails sur les moyens alloués ou les partenariats envisagés avec des acteurs internationaux n’ont pas été rendus publics.
Les observateurs soulignent que cette annonce pourrait s’accompagner de demandes accrues d’assistance internationale, notamment en matière de formation et d’équipement. Cependant, aucune information supplémentaire n’a été fournie par les autorités haïtiennes ou les partenaires étrangers à ce stade.
Source : RFI — Journal d’Haïti et des Amériques (23/04/2026)



