Le Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé a effectué une visite officielle de cinq jours à Washington, du 19 au 24 avril 2026, pour échanger avec des dirigeants américains sur trois priorités : la crise sécuritaire en Haïti, la préparation des élections démocratiques et le renouvellement du statut de protection temporaire (TPS) pour les Haïtiens aux États-Unis.
Ces rencontres s’inscrivent dans un contexte de dégradation continue de la situation en Haïti, marquée par une violence armée croissante et une paralysie institutionnelle prolongée depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en juillet 2021.
Selon le bureau du Premier ministre, les discussions ont permis de réaffirmer l’engagement des deux parties à soutenir le déploiement d’une force multinationale de lutte contre les gangs, appelée « Gang Suppression Force » (GSF), ainsi que la tenue d’élections « libres, inclusives et crédibles ».
Les autorités haïtiennes soulignent également l’importance du statut TPS pour les milliers de ressortissants haïtiens résidant aux États-Unis, un sujet abordé avec des sénateurs comme Chuck Schumer et Raphael Warnock.
Les échanges ont également porté sur la coordination sécuritaire, la reconstruction institutionnelle et la coopération économique, notamment le renouvellement des préférences commerciales HOPE/HELP.
Malgré ces efforts diplomatiques, des tensions persistent quant à l’influence perçue des partenaires internationaux sur les décisions politiques internes, reflétant les débats sur la souveraineté nationale.
La visite a inclus des rencontres avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio et des membres du Congrès, dont le représentant Brian Mast, président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.
Les autorités haïtiennes espèrent que cette mobilisation internationale permettra de stabiliser le pays et de relancer le processus électoral, un objectif partagé par la société civile haïtienne et les partenaires internationaux. Cependant, l’efficacité de ces initiatives reste incertaine face à l’ampleur des défis sécuritaires et politiques actuels.



