Les affrontements entre gangs rivaux à Port-au-Prince se sont intensifiés depuis le 18 avril 2026, provoquant le déplacement de 5 000 habitants selon l'Organisation internationale des migrations (OIM). Les violences, concentrées dans les quartiers de Cité Soleil et Croix-des-Bouquets, ont forcé des familles entières à chercher refuge dans des zones voisines.
Ces affrontements, les plus graves depuis mars, ont également perturbé l'accès aux soins médicaux dans la capitale haïtienne. Les équipes de Médecins sans frontières (MSF) rapportent une baisse drastique du nombre de patients : seulement 12 consultations en moyenne par jour contre 150 habituellement, en raison des échanges de tirs et de la peur des balles perdues.
Deux hôpitaux de MSF, situés à proximité des zones de combat, ont renforcé leurs mesures de sécurité avec des murs protecteurs et des plaques de métal aux fenêtres pour éviter les intrusions. Les affrontements ont déjà causé des dizaines de blessés, selon Davina Hayles, cheffe de mission de MSF en Haïti.
Les violences ont également empêché les patients habituels de se rendre aux consultations, mettant en péril leur santé. Les autorités haïtiennes et la mission multinationale, renforcée par 700 soldats tchadiens, tentent de rétablir l'ordre dans la capitale. Source : RFI — Amériques (23 avril 2026).



