Quatre candidats latino-américains ont été auditionnés publiquement les 21 et 22 avril 2026 à New York pour succéder à Antonio Guterres, dont le mandat à la tête des Nations unies prendra fin le 31 décembre 2026. Cette étape marque une phase cruciale avant le vote final de l'Assemblée générale de l'ONU, prévu après l'obtention d'un consensus entre les États membres.
Selon la tradition de rotation géographique, le prochain secrétaire général devrait provenir d'Amérique latine, une région qui n'a pas occupé ce poste depuis 1991 avec Javier Pérez de Cuéllar, originaire du Pérou. Par ailleurs, plusieurs États membres plaident pour qu'une femme accède pour la première fois à cette fonction, une première dans l'histoire de l'organisation.
Les auditions publiques visent à évaluer les aptitudes des candidats à rassembler une majorité qualifiée au sein de l'Assemblée générale, tout en tenant compte des veto potentiels des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, États-Unis, Royaume-Uni, France, Russie).
Les négociations s'annoncent complexes, car chaque candidat doit obtenir soit l'accord unanime de ces cinq pays, soit une abstention bienveillante de l'un d'eux pour éviter un blocage. Les quatre personnalités en lice présentent des profils variés, reflétant des enjeux géopolitiques actuels.
Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili et figure historique des droits humains, a vu son soutien se réduire après le retrait de son pays, en raison de désaccords politiques internes et de critiques internationales sur son bilan à la tête du Haut-commissariat de l'ONU pour les droits de l'Homme.
Rafael Grossi, diplomate argentin et directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), est perçu comme le favori des États-Unis en raison de son expérience dans la gestion des crises nucléaires, notamment en Ukraine et en Iran.
Rebeca Grynspan, économiste costaricienne et ancienne vice-présidente de son pays, met en avant son rôle dans la négociation de l'Initiative de la mer Noire pour faciliter l'exportation des céréales ukrainiennes après l'invasion russe. Enfin, un quatrième candidat, dont le nom n'est pas précisé dans l'article, complète cette liste.
Les auditions ont révélé des tensions entre les priorités des candidats et les attentes des grandes puissances, notamment sur les questions de droits humains et de sécurité internationale.
Les résultats des votes, attendus d'ici la fin de l'année 2026, détermineront la direction que prendra l'ONU dans un contexte marqué par des conflits persistants et des défis multidimensionnels. Source: France 24 — Amériques, publié le 22 avril 2026.



