Le ministère argentin de la Santé a annoncé le 7 mai 2026 qu'il n'est pas encore possible de confirmer l'origine de la contagion d'hantavirus liée à un foyer apparu sur un navire parti d'Ushuaia, en Terre de Feu, le 1er avril 2026.
Selon les informations recueillies, le patient zéro, un passager néerlandais décédé à bord, avait voyagé au Chili et en Uruguay avant de revenir en Argentine. Aucun cas d'hantavirus n'a été détecté à Ushuaia depuis 30 ans, ce qui rend peu probable une contamination locale.
Une équipe de scientifiques sera envoyée sur place pour capturer et analyser des rongeurs, principaux vecteurs de la maladie, afin de vérifier une éventuelle présence du virus. Les autorités ont également distribué 2 500 kits de dépistage à plusieurs pays, dont les Pays-Bas, l'Espagne, le Royaume-Uni, le Sénégal et l'Afrique du Sud.
Cette enquête vise à éviter une propagation incontrôlée, alors que des craintes d'épidémie rappellent les souvenirs du Covid-19. Cependant, les experts soulignent que les deux virus ne sont pas comparables en termes de transmission et d'infectiosité.
Le Centre national des hantavirus de l'Institut Pasteur de Guyane a précisé que le risque de contamination reste très limité, avec un maximum de deux personnes potentiellement infectées par un cas, dans des conditions très spécifiques.



