Le gouvernement haïtien a annoncé une hausse du salaire minimum dans le secteur de la sous-traitance, passant à 1 000 gourdes (environ 6 euros) par jour. Cette décision intervient après plusieurs jours de mobilisation et de tensions dans les usines, où les conditions de travail restent précaires.
Les syndicats, bien qu'ils reconnaissent une avancée, estiment que cette mesure est largement insuffisante face à la dégradation continue des conditions de vie des travailleurs.
Selon la structure Batay Ouvriyé, représentée par sa responsable Yannick Étienne, l'inflation persistante et la flambée des prix des carburants rendent ce salaire inadéquat pour couvrir les besoins essentiels des ouvriers. Les travailleurs dénoncent également l'écart entre cette augmentation et le coût de la vie, qui ne cesse de croître.
Les organisations syndicales appellent à de nouvelles négociations pour revoir à la hausse ce montant, dans un contexte économique déjà fragile. Cette hausse intervient alors que le pays fait face à des défis majeurs, notamment une crise socio-économique prolongée et une inflation galopante.
Les syndicats exigent des mesures complémentaires pour améliorer le pouvoir d'achat des Haïtiens. La situation reste sous surveillance, avec des appels à des actions collectives si aucune solution n'est trouvée rapidement.

