La procession du Vendredi Saint à Cap-Haïtien, une tradition religieuse de longue date, a rassemblé des fidèles le 3 avril, mais des signes de déclin sont observés. Selon des participants interrogés par The Haitian Times, l'affluence était moindre que les années précédentes et un élément clé, la reconstitution de la Passion du Christ, était absent.
Cette reconstitution, qui attirait autrefois de grandes foules et servait de point focal émotionnel, n'a pas eu lieu cette année, apparemment en raison de controverses antérieures. Cette absence, couplée à une participation jugée plus faible, a suscité des commentaires inquiets parmi certains participants. « Il y aura un temps où ils ne le feront plus.
Cette chose avait l'habitude d'avoir tellement de monde », a confié un homme, suggérant une possible disparition de l'événement à terme.
Malgré ces changements, la dévotion des participants restait palpable. Les fidèles ont marché et prié sur le parcours habituel, portant des croix, des pierres ou des sacs en guise d'actes de pénitence. Des chants et des prières ont ponctué le chemin, marquant les stations du calvaire de Jésus-Christ.
La procession, qui mêle rituel, performance et participation communautaire, a également conservé sa dimension sociale. Des vendeurs proposaient des articles religieux le long du parcours, et des organisateurs ont distribué nourriture et boissons avant le début de la marche.
The Haitian Times rapporte que l'événement de 2024 avait déjà attiré l'attention en raison de la multiplicité des acteurs incarnant Jésus lors de la reconstitution, suscitant des controverses.
L'édition de cette année, marquée par l'absence de cette reconstitution et une foule moins nombreuse, alimente la perception d'une tradition en transition, voire en déclin. Néanmoins, pour de nombreux croyants, la procession demeure une expression essentielle de leur foi, même si sa forme évolue.



