Le service météorologique national argentin, basé à Buenos Aires, subit une restructuration drastique depuis fin 2023 sous l’impulsion du président Javier Milei. Selon les syndicats, l’organisme a perdu un quart de ses effectifs en deux ans, avec 140 licenciements enregistrés en avril 2026.
Le budget alloué a presque été divisé par deux, entraînant une réduction du nombre de stations opérationnelles et une baisse de la qualité des données en temps réel. La déléguée syndicale Silvina Romero dénonce un démantèlement déguisé sous prétexte de modernisation.
Les conséquences incluent une diminution de la capacité d’anticipation des phénomènes climatiques, un risque accru pour les populations et les infrastructures. Le gouvernement justifie ces mesures par la nécessité d’optimiser les dépenses publiques, mais les observateurs soulignent l’impact négatif sur la sécurité des citoyens.
RFI rapporte ces développements dans son édition du 14 mai 2026, basée sur des témoignages et des données locales. Le service météorologique argentin joue un rôle clé dans la prévention des catastrophes naturelles, notamment dans un pays vulnérable aux inondations et aux sécheresses.
Les syndicats appellent à une mobilisation pour sauver l’institution, tandis que les autorités maintiennent leur position. Cette situation s’inscrit dans une série de réformes ultralibérales menées par le gouvernement Milei depuis son arrivée au pouvoir.
Les étudiants et chercheurs haïtiens en sciences environnementales suivent de près cette évolution, en raison des similitudes avec les défis climatiques auxquels Haïti est confronté.


