La Cour suprême des États-Unis a entendu mercredi 29 avril 2026 les arguments concernant la fin du statut de Protection Temporaire (TPS) pour les ressortissants haïtiens et syriens. Cette audience survient alors que l'administration américaine tente de mettre fin à ce programme humanitaire, malgré les conditions persistantes de crise dans ces pays.
Des centaines de manifestants, dont des Haïtiens et leurs alliés, se sont rassemblés devant le bâtiment pour soutenir le maintien du TPS, tandis que des groupes de défense ont déposé des mémoires d'amicus curiae en faveur des bénéficiaires.
Selon les données présentées, les Haïtiens détenteurs du TPS contribuent annuellement à hauteur de près de 6 milliards de dollars à l'économie américaine, soulignant leur intégration économique dans le pays.
Les juges ont notamment questionné les motivations derrière la décision de mettre fin au programme, en référence aux déclarations passées du président Trump qualifiant Haïti de « pays de merde ».
La Cour doit rendre sa décision d'ici fin juin ou début juillet 2026, ce qui pourrait redéfinir l'étendue de l'autorité présidentielle dans l'annulation de protections humanitaires pour les immigrants en situation de crise.
Les avocats des bénéficiaires du TPS ont plaidé que la fin du programme sans évaluation substantielle des conditions actuelles en Haïti et en Syrie ne respectait pas les exigences légales imposées par le Congrès.
Les débats ont également abordé des questions de politique étrangère, de sécurité nationale et de discrimination raciale, avec des références aux déclarations controversées de l'ancien président concernant les immigrants en provenance de pays majoritairement noirs.
Les parties prenantes attendent avec impatience la décision, qui pourrait avoir des répercussions majeures sur des milliers de familles haïtiennes vivant légalement aux États-Unis depuis des années.



