La Cour suprême des États-Unis doit examiner mercredi des arguments concernant la fin du statut de protection temporaire (TPS) pour les migrants haïtiens et syriens. Cette décision pourrait priver plus d'un million de personnes de leurs protections légales, les exposant à des risques de déportation.
Le gouvernement Trump a demandé à la Cour de valider sa décision de mettre fin au TPS, malgré des blocages judiciaires antérieurs. Si la Cour suprême donne raison à l'administration, les autorités pourraient retirer les protections à jusqu'à 1,3 million de personnes issues de 17 pays, dont Haïti et la Syrie.
Les avocats des migrants contestent cette décision, affirmant que le gouvernement n'a pas respecté les procédures légales. Depuis 2025, l'administration Trump a déjà mis fin aux protections pour 13 pays, entraînant des pertes d'emplois et de logements pour des milliers de personnes ayant vécu légalement aux États-Unis pendant plus d'une décennie.
Les retours vers Haïti et la Syrie sont jugés impossibles en raison de la violence et de l'instabilité persistantes dans ces pays. Les protections pour les Haïtiens ont été accordées en 2010 après le séisme dévastateur qui a frappé le pays, tandis que celles pour les Syriens remontent à 2012, dans le contexte d'une guerre civile.
Maryse Balthazar, une Haïtienne vivant aux États-Unis depuis 16 ans avec un statut temporaire, craint de perdre son logement et son emploi si les protections sont annulées. Elle a déjà perdu sa maison en Haïti lors du séisme et une autre propriété dans un incendie, potentiellement lié à des activités de gangs.
La Cour suprême examine également d'autres cas liés à la politique migratoire restrictive de l'administration Trump, dont une restriction de la citoyenneté par droit du sol et le rétablissement d'une politique d'asile plus stricte. Les décisions finales sont attendues d'ici 2026. Source: Haitian Times.



