Le gouvernement haïtien et ses partenaires internationaux ont annoncé la création de la Force de Répression des Gangs (FRG), une mission destinée à remplacer la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) dirigée par le Kenya.
Selon un haut responsable étranger cité par AyiboPost, la FRG couvrira l’ensemble des dix départements du pays, avec une priorité accordée à l’Ouest, à l’Artibonite et au Centre. Près de 80 % des 5 500 membres prévus seront des militaires, et la force pourra mener des opérations indépendantes sans passer par la Police Nationale d’Haïti (PNH).
Le Standing Group of Partners, incluant les États-Unis, la Jamaïque, les Bahamas, le Canada et Haïti, pilotera cette mission. Une dizaine de pays, dont le Tchad, le Sri Lanka, la Côte d’Ivoire et le Bangladesh, participeront au déploiement des troupes. Le Tchad sera chargé du département de l’Ouest, tandis que le Sri Lanka interviendra dans l’Artibonite.
La Sierra Leone et la Côte d’Ivoire couvriront l’Ouest et le Centre, et une équipe sera dédiée à la frontière. Le Bangladesh enverra près de 1 600 membres, incluant des policiers, et le Guatemala assurera la gestion de l’aéroport de Port-au-Prince.
Le Salvador fournira des avions pour les opérations de combat et l’évacuation des blessés, tandis que la Jamaïque apportera un soutien en matière de formation. La FRG vise une capacité opérationnelle totale d’ici octobre 2026, avec pour objectif d’aider Haïti à organiser des élections. Le Kenya, qui assurait la transition, a commencé à rapatrier ses troupes.
Un contingent de 215 policiers kényans a quitté Haïti le 17 mars 2026, et le retrait des forces kényanes des zones contrôlées par les gangs a suscité des inquiétudes parmi la population. Des habitants de Saint-Marc ont manifesté le 16 avril 2026 contre le départ des véhicules blindés de la mission kényane.
Les États-Unis ont alloué plus de 970 millions de dollars à la mission kényane, et la communauté internationale s’est engagée à verser environ 90 millions de dollars au Fonds d’affectation spéciale des Nations Unies pour la FRG. Malgré les retards signalés par les États-Unis, les premiers contingents étrangers commencent à arriver en Haïti.
La FRG est en phase de pré-déploiement et continue de mettre en place ses structures. Les négociations pour le déploiement de la force se poursuivent, et des forces kényanes pourraient rejoindre la FRG ultérieurement.



