La Cour suprême de Virginie a annulé le redécoupage électoral de cet État américain, une décision qui visait à favoriser les démocrates. Cette annulation représente un revers pour le parti à moins de six mois des élections législatives de mi-mandat prévues en novembre.
Donald Trump, président républicain, a salué cette décision comme une « énorme victoire » pour son parti et pour l'Amérique. Cette démarche s'inscrit dans une série de redécoupages électoraux initiés par Donald Trump en 2025, visant à favoriser les républicains, et auxquels des États dirigés par des démocrates, comme la Virginie et la Californie, ont tenté de répondre.
Le scrutin de novembre prochain vise à pourvoir tous les sièges de la Chambre des représentants et 33 sièges du Sénat. Les républicains détiennent actuellement une faible majorité dans ces deux chambres. La Cour suprême des États-Unis, à majorité conservatrice, avait précédemment restreint les redécoupages électoraux visant à favoriser la représentation des minorités, complexifiant davantage ces batailles politiques.
En Virginie, le redécoupage contesté, initié par les démocrates, aurait pu leur assurer 10 des 11 sièges de députés de l'État. Il avait été approuvé par référendum le 21 avril. Cependant, la Cour suprême de Virginie a jugé que le processus n'avait pas respecté la Constitution de l'État, déclarant le référendum « nul et non avenu » pour des raisons de procédure.
Les démocrates, par la voix de leur chef à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, ont dénoncé une décision « sans précédent et antidémocratique », tout en affirmant que leur combat pour remporter la Chambre en novembre « ne fait que commencer ». Un recours devant la Cour suprême des États-Unis reste une possibilité.
Cette affaire s'inscrit dans un contexte de « gerrymandering » intensifié, notamment dans le Sud des États-Unis, où des États comme la Louisiane, l'Alabama, la Caroline du Sud et le Tennessee ont également procédé ou annoncé des redécoupages électoraux.


