Un étudiant en médecine de l'Université d'État d'Haïti (UEH) a été blessé par balle lors d'une manifestation le 1er juillet 2026 à Pòtoprens. Milot Exantus, étudiant à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de l'UEH, a reçu une balle dans le bras droit pendant la marche. Selon ses camarades, son état est stable.
Cette manifestation marque la deuxième mobilisation en moins de deux semaines pour exiger le transfert et la réouverture de l'Hôpital Universitaire de l'État d'Haïti, plus connu sous le nom d'hôpital général.
Ce centre hospitalier, le plus grand hôpital public du pays, est inactif depuis des mois en raison d'attaques répétées de gangs qui contrôlent le centre-ville de Pòtoprens. Les étudiants dénoncent l'inaction du gouvernement malgré les promesses répétées du Ministère de la Santé publique et de la Population.
Les manifestants ont commencé leur marche depuis la rectorat de l'UEH sur la Rue Rivière avant de se diriger vers le bureau du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à Musseau. Ils portaient des pancartes exigeant la réouverture immédiate de l'hôpital et le transfert des services pour permettre aux étudiants de reprendre leurs stages interrompus.
Les tensions ont dégénéré lorsque des coups de feu ont été tirés. Les étudiants accusent les occupants d'un véhicule Nissan Pathfinder vert, immatriculé AA-13359, d'avoir ouvert le feu avant de prendre la fuite. Aucune arrestation n'a été signalée à ce stade, et les autorités n'ont pas encore réagi publiquement.
Malgré cet incident, les manifestants ont réaffirmé leur détermination à poursuivre les mobilisations jusqu'à satisfaction de leurs revendications. La fermeture prolongée de l'hôpital général perturbe gravement la formation des futurs médecins et l'accès aux soins pour des milliers de patients.
Les étudiants insistent sur la nécessité de transférer l'ensemble des 13 départements de l'hôpital pour permettre la reprise des stages cliniques et le rétablissement des services médicaux. Selon Milot Exantus, cité par le Haitian Times, les mobilisations continueront jusqu'à ce que les autorités agissent concrètement.
Une première manifestation pacifique fin juin avait été dispersée par la police à l'aide de gaz lacrymogènes après que les étudiants aient tenté de remettre leurs revendications au bureau du Premier ministre.


