À l'approche de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée le 8 mars, plusieurs associations haïtiennes ont organisé une conférence de presse le 29 mai 2026 pour dénoncer l'aggravation des violences contre les femmes et les filles en Haïti.
L'Office des Avocats Internationaux (BAI) et des organisations de base ont souligné que les mères subissent de plein fouet la crise sécuritaire et humanitaire du pays. Selon les Nations Unies, plus de 1,4 million de personnes ont été déplacées en raison de la violence des gangs, dont une majorité de femmes et d'enfants.
Ces déplacements s'accompagnent de pertes économiques, de violences sexuelles et d'un accès limité aux soins et à la justice. Les associations ont appelé le gouvernement à renforcer les mécanismes de protection, à étendre les programmes d'assistance d'urgence et à mettre en place des solutions durables pour les femmes survivantes de violences.
Elles ont également mis en lumière la vulnérabilité des garçons, souvent victimes de violences sexuelles dans l'indifférence générale. Les droits humains dénoncent un système judiciaire défaillant, où peu de cas de violences sexuelles aboutissent à des condamnations, laissant les victimes sans recours.
Les camps de déplacés, surpeuplés et mal équipés, exposent davantage les femmes et les enfants à des risques accrus. Les associations rappellent que la Journée internationale des droits des femmes doit aussi être un moment de reconnaissance et d'action pour protéger les plus vulnérables.
Elles exigent que l'État haïtien assume ses responsabilités et garantisse une vie digne aux mères et aux familles affectées par la crise. Les droits humains soulignent que la sécurité seule ne suffira pas sans des institutions judiciaires fonctionnelles et une meilleure accountability pour les crimes commis contre les femmes et les filles.
Pour de nombreuses mères déplacées, cette journée reste un rappel constant de leur lutte quotidienne pour survivre dans un contexte où la crise ne cesse de s'aggraver. Les associations appellent à une mobilisation collective pour briser le silence autour de ces violences systémiques et exiger des solutions concrètes. Source: Haitian Times, 30 mai 2026.



