Le Pérou traverse une crise électorale sans précédent à l’approche du second tour de la présidentielle, initialement prévu le 7 juin 2026. Les irrégularités signalées lors du premier tour, organisé il y a dix jours, ont jeté un doute sur la légitimité du scrutin.
Environ 50 000 Péruviens n’ont pas pu voter en raison de retards dans la livraison des urnes et des bulletins, forçant les autorités à rouvrir certains bureaux de vote le lundi suivant. Ces dysfonctionnements ont été aggravés par la disparition de quatre urnes contenant environ 1 200 bulletins, retrouvées plus tard dans une benne à ordures à Lima.
Piero Corvetto, ancien directeur de l’Office national des processus électoraux (ONPE), a démissionné le 21 avril 2026, quelques heures avant une convocation au parquet pour répondre à des questions sur ces irrégularités. La mission d’observation de l’Union européenne a qualifié les défaillances de « graves », bien qu’aucune preuve objective de fraude n’ait été établie.
Les résultats définitifs, attendus pour le 15 mai 2026, sont déjà contestés par une partie de la population, minant la confiance dans le processus électoral. Selon RFI, ces événements soulèvent des questions sur la capacité des institutions péruviennes à organiser des élections transparentes dans un contexte de tensions politiques persistantes.



