La situation sécuritaire dans la Plaine du Cul-de-Sac, zone stratégique située à proximité de l’aéroport international de Port-au-Prince, continue de se dégrader. Au cours du week-end dernier, des affrontements répétés entre groupes armés ont provoqué le déplacement de centaines de familles, cherchant refuge dans des secteurs jugés plus sûrs.
Les habitants dénoncent l’inaction des autorités face à l’expansion des gangs dans cette région, désormais l’un des principaux foyers de violences du pays. Selon des témoignages recueillis par RFI, un employé du Rhum Barbancourt a été tué par une balle perdue lors des affrontements.
La PDG de l’entreprise, Delphine Gardère, qualifie la situation d’« insoutenable » et rappelle que plusieurs salariés ont déjà été victimes d’enlèvements ou d’assassinats ces dernières années. Malgré les alertes répétées des entreprises locales, aucune mesure concrète n’aurait été prise pour endiguer la dégradation de la sécurité dans la zone.
« Jusqu’à quand faudra-t-il compter les morts avant des actions concrètes ? », s’interroge Delphine Gardère lors d’un entretien avec RFI. La dégradation de la sécurité autour de l’aéroport menace non seulement la vie des habitants mais aussi la production économique de la région, où des entreprises comme Rhum Barbancourt opèrent depuis des décennies.
Les autorités n’ont pas encore commenté publiquement les accusations d’inaction portées par les acteurs locaux. La situation reste sous surveillance alors que les violences persistent.

