Un article d'AyiboPost met en lumière l'utilisation excessive de l'argent liquide au sein de l'État haïtien, favorisant la corruption et rendant difficile la traçabilité des transactions. Des conseillers présidentiels et d'autres responsables sont pointés du doigt pour avoir effectué des paiements importants en espèces, contournant ainsi les mécanismes de contrôle financier.
Marie Rosy Auguste Ducéna du RNDDH souligne que l'argent liquide permet aux corrompus de prospérer. L'opacité entourant ces transactions alimente la méfiance du public et entrave les efforts de bonne gouvernance. Même les institutions comme la Direction Générale des Impôts reçoivent des paiements en espèces, ce qui facilite le détournement de fonds.
L'OCDE a déjà critiqué l'existence de nombreux comptes d'administration publique à la Banque de la République d'Haïti, compliquant la gestion de trésorerie. Elle recommande la mise en place d'un compte unique du Trésor pour une meilleure planification et un suivi rigoureux de l'exécution budgétaire.
La corruption en Haïti a permis le détournement de milliards de dollars, comme l'illustre le scandale PetroCaribe. Selon des études, la corruption alimente et perpétue la pauvreté. L'utilisation excessive d'argent liquide est un problème majeur qui doit être résolu pour améliorer la transparence et la bonne gouvernance en Haïti.

