La Coupe du monde 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, s’annonce sous haute tension pour les équipes qualifiées, dont Haïti. Le sélectionneur français Didier Deschamps a dévoilé aujourd’hui la liste des joueurs retenus pour la compétition, mais les défis administratifs et financiers pourraient limiter la participation des athlètes haïtiens.
Selon RFI, plusieurs fédérations, dont celle du Sénégal et de la Côte d’Ivoire, ont déjà signalé des difficultés pour obtenir des visas pour leurs équipes. Haïti, qualifiée pour la compétition, pourrait être confrontée à des obstacles similaires, notamment en raison des restrictions migratoires américaines.
La délivrance des visas est suspendue pour certains pays, et une procédure accélérée existe uniquement pour les détenteurs de billets de match, sans garantie de succès. Les coûts associés, incluant les cautions pour visas (entre 5 000 et 15 000 dollars) et les billets d’avion, s’ajoutent aux défis financiers déjà exacerbés par une inflation élevée aux États-Unis.
La sécurité des joueurs et des officiels est également un sujet de préoccupation, notamment pour l’Iran, dont les matchs se dérouleront à Los Angeles et Seattle. Les fédérations doivent négocier des garanties avec les autorités locales pour éviter des incidents diplomatiques ou des refus d’entrée.
Les organisateurs de la Coupe du monde 2026 ont confirmé que les billets pour les matchs sont soumis à une tarification dynamique, rendant l’accès aux rencontres encore plus coûteux. Les hôteliers dans les villes hôtes, comme Los Angeles ou Vancouver, rapportent déjà une baisse des réservations par rapport aux prévisions initiales, en partie due à ces contraintes.
Les fédérations qualifiées, dont Haïti, doivent désormais évaluer la faisabilité de leur participation en tenant compte de ces multiples facteurs. Les joueurs et supporters haïtiens devront se préparer à des démarches administratives complexes et à des dépenses élevées pour assister à l’événement.
Les autorités américaines ont également mis en garde contre les risques de répression migratoire pendant la compétition, ce qui pourrait dissuader certains résidents étrangers légaux de se rendre aux stades. Source : RFI — Amériques (14 mai 2026).
