La Cour suprême des États-Unis a invalidé le 29 avril 2026 la carte électorale de la Louisiane, estimant qu'elle imposait une circonscription à majorité afro-américaine de manière inconstitutionnelle.
Selon les juges conservateurs, majoritairement en faveur de cette décision, le Voting Rights Act — loi emblématique de 1965 — ne peut être utilisé pour créer des circonscriptions fondées sur la race, même pour favoriser l'égalité électorale.
La majorité des six juges conservateurs a jugé que cette approche violait la Constitution en introduisant une discrimination raciale inversée. La décision a été rendue à six voix contre trois, avec une opposition unanime des juges progressistes.
Samuel Alito, rédacteur de l'arrêt, a affirmé que la section 2 du Voting Rights Act avait été interprétée à tort par les tribunaux inférieurs pour justifier des découpages électoraux basés sur la race. Elena Kagan, juge progressiste, a dénoncé une décision qui, selon elle, réduit à néant les efforts historiques pour garantir l'égalité raciale dans l'accès au vote.
Cette affaire s'inscrit dans un contexte de tensions politiques autour du redécoupage électoral aux États-Unis. Les républicains, dont Donald Trump, ont activement milité pour des cartes électorales favorisant leur parti, notamment en Floride et au Texas.
Les démocrates, quant à eux, ont riposté en redessinant des circonscriptions dans des États comme la Californie et la Virginie. La décision de la Cour suprême pourrait avoir des répercussions dans d'autres États où des circonscriptions à majorité afro-américaine existent.
En Louisiane, où environ un tiers de la population est noire, les autorités républicaines avaient été contraintes de créer une seconde circonscription à majorité afro-américaine après une décision de justice antérieure. Un groupe d'électeurs blancs avait contesté cette carte, arguant qu'elle était discriminatoire.
Les juges leur ont donné raison, ouvrant la voie à cette décision de la Cour suprême. Selon AFP.



