Le gouvernement colombien a réuni les 28 et 29 avril 2026 à Santa Marta une cinquantaine de ministres de l'Énergie pour discuter de la sortie progressive des énergies fossiles. Cette initiative, lancée par le président Gustavo Petro, vise à contourner les blocages des négociations internationales, notamment lors des COP, où les pays producteurs de pétrole freinent les avancées.
L'objectif est de passer des déclarations aux actions concrètes pour réduire la dépendance aux hydrocarbures, responsables du réchauffement climatique. Selon le ministère de l'Environnement colombien, la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national est passée de 2 % en 2022 à 17 % en 2026, avec une production solaire dépassant désormais celle du charbon.
Ces progrès s'inscrivent dans le cadre du programme "Colombia Solar", doté d'un budget de 2 milliards de dollars jusqu'en 2030, visant à installer des infrastructures solaires, notamment dans la région Caraïbe. Cependant, le pétrole et le gaz représentent encore 30 % des exportations et 4 % du PIB colombien, selon des experts cités par le journal El Tiempo.
Le gouvernement a suspendu les nouveaux projets de fracturation hydraulique et interdit les contrats de prospection pétrolière, tout en augmentant les taxes sur les hydrocarbures. Malgré ces mesures, les revenus pétroliers restent indispensables pour les finances publiques, dans un pays confronté à un déficit budgétaire.
Le sommet de Santa Marta marque une tentative de concilier transition énergétique et réalités économiques, alors que le mandat de Gustavo Petro s'achève en juin 2026. Source : France 24 — Amériques.


