Une étude récente menée au Nigeria révèle que l'accès facile à des remèdes à base de plantes via les plateformes numériques expose les consommateurs à des risques sanitaires. Selon les chercheurs, 68 % des patients interrogés seraient prêts à consulter des praticiens traditionnels en ligne, malgré l'absence de validation scientifique de nombreux produits.
Les algorithmes des réseaux sociaux favorisent la diffusion de ces contenus, souvent présentés comme des solutions miracles par des influenceurs sans expertise médicale. Les cas de complications, comme des difficultés respiratoires ou des troubles visuels, se multiplient, poussant les autorités sanitaires à alerter sur les dangers de l'automédication non encadrée.
Les coûts élevés des soins conventionnels et la pénurie de personnel médical aggravent cette tendance, selon les professionnels de santé nigérians cités par Al Jazeera. Les chercheurs soulignent que 5 à 7 % des patients traités pour des maladies rénales au Nigeria utilisent des remèdes à base de plantes, parfois avec des conséquences graves sur leur santé.
Les autorités appellent à une régulation stricte des plateformes en ligne et à une meilleure éducation des populations sur les risques liés à ces produits.



