Depuis janvier 2026, Cuba fait face à une crise économique majeure aggravée par un embargo pétrolier imposé par les États-Unis. Les coupures d’eau et d’électricité, ainsi que les pénuries de produits de première nécessité, ont poussé la population à un seuil d’exaspération inédit.
Le salaire moyen, estimé à 15 dollars par mois, ne suffit plus à couvrir les besoins essentiels, selon les données disponibles. Les autorités cubaines tentent des ajustements économiques, comme l’autorisation d’entreprises privées ou l’ouverture aux investissements de la diaspora, mais ces mesures restent limitées et creusent les inégalités sociales.
Les révélations récentes sur les réserves financières du régime, estimées à plus de 18 milliards de dollars, et les privilèges de l’élite au pouvoir ont exacerbé la colère populaire. Un rapport de la BBC publié en avril 2026 met en lumière ces disparités, révélant que près de 90 % des Cubains vivent désormais dans des conditions de pauvreté extrême.
Les infrastructures vétustes et la fuite des compétences vers l’étranger aggravent davantage la situation, tandis que les aides de l’État se réduisent. Malgré ces défis, le régime castriste maintient son emprise, mais les tensions sociales et économiques pourraient accélérer son affaiblissement.
Les observateurs soulignent que la gestion de cette crise par les autorités est au cœur des critiques, tant au niveau national qu’international. La communauté internationale, notamment via des missions humanitaires, tente d’apporter un soutien, mais les besoins restent colossaux.



