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Haïti et cinq pays caribéens inscrivent la cassave au patrimoine de l'UNESCOImage : source
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Haïti et cinq pays caribéens inscrivent la cassave au patrimoine de l'UNESCO

Français··2 min de lecture
Vérifié 1 mai 2026Publié 27 février 2026

Haïti participe à une candidature multinationale pour l'inscription de la cassave au patrimoine immatériel de l'UNESCO. Cette reconnaissance valorise un savoir-faire ancestral partagé par plusieurs États caribéens.

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Une conférence tenue à l’Université Laval, au Québec, a mis en avant le rôle de la cassave comme symbole de coopération régionale dans la Caraïbe.

Ricarson Dorcé, invité dans le cadre du cours ETN-7016 Patrimoines et patrimonialisation, a présenté une analyse du processus ayant conduit à la soumission d’un dossier commun par Haïti, Cuba, la République dominicaine, le Honduras et le Venezuela.

Ce dossier, déposé en 2024, vise l’inscription de la cassave sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.

Selon Ricarson Dorcé, la cassave dépasse sa simple dimension alimentaire. Issue du manioc, elle incarne un savoir-faire ancestral transmis de génération en génération, profondément ancré dans les pratiques sociales et artisanales des communautés concernées.

La candidature repose sur les principes de la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, notamment la transmission intergénérationnelle et la participation active des communautés locales.

Le conférencier a souligné l’architecture collaborative du projet. Chaque pays a documenté les spécificités locales liées à la production et à la consommation de la cassave, tout en contribuant à un récit commun valorisant l’unité culturelle de la région.

Les communautés ont joué un rôle central dans la préparation de la candidature : ateliers participatifs, inventaires nationaux et consultations locales ont permis d’élaborer des mesures de protection adaptées.

Les échanges avec les étudiants ont porté sur les enjeux post-inscription. Ricarson Dorcé a rappelé que l’inscription à l’UNESCO ne constitue pas une finalité, mais un point de départ pour renforcer la protection et la valorisation responsable du patrimoine.

Dans un contexte où Haïti fait face à des défis institutionnels et sociaux, cette reconnaissance illustre la capacité du pays à s’inscrire dans des dynamiques culturelles régionales structurées.

La conférence s’inscrit dans une réflexion plus large sur le rôle du patrimoine culturel immatériel comme levier de dialogue et de cohésion sociale entre États partageant une histoire et des traditions communes.

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