Le gouvernement vénézuélien a annoncé le 14 août 2026 la libération de plus de 130 prisonniers politiques, dont une femme condamnée pour un attentat au drone contre l'ex-président Nicolas Maduro. Selon l'ONG Foro Penal, 64 libérations ont été confirmées dans la soirée.
Cette décision s'inscrit dans un dialogue engagé entre une partie de l'opposition et le pouvoir, sous l'égide des États-Unis, sept mois après la capture de Maduro par l'armée américaine. Le gouvernement a précisé que ces mesures alternatives concernaient des personnes détenues pour des délits présumés ou avérés selon le droit vénézuélien.
Avant cette annonce, plus de 380 prisonniers politiques étaient encore incarcérés au Venezuela, selon Foro Penal. Leur sort reste un enjeu central de la transition politique en cours. L'opposante Dinorah Figuera a salué ces libérations et appelé à poursuivre les efforts pour la libération de tous les détenus.
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a qualifié ces mesures de « pas crucial pour la réconciliation nationale ». Les négociations prévoient également des réformes judiciaires et la récupération d'or vénézuélien gelé au Royaume-Uni. Un nouveau cycle de pourparlers est prévu à une date ultérieure.
Cette libération intervient après des années de détention pour certains prisonniers, dont Emirlendris Benitez, arrêtée en 2018 et condamnée à 30 ans de prison pour un attentat présumé. Des organisations de défense des droits humains ont dénoncé des traitements cruels à son encontre, incluant une fausse couche. Benitez a déclaré : « Le cauchemar est terminé ».
Les proches des détenus libérés ont exprimé leur émotion, comme Ruth Molero, dont le fils et le neveu n'ont pas encore été relâchés mais qui espère une issue prochaine. Source : France 24 — AFP.



