La réhabilitation de la route Jean-Rabel–Port-de-Paix, longue d'environ 30 miles dans le département du Nord-Ouest d'Haïti, a débuté. Cependant, de nombreux résidents expriment des préoccupations quant à la qualité des travaux, craignant qu'il ne s'agisse d'une réparation temporaire plutôt que d'une voie pavée durable, attendue depuis des décennies.
Le gouvernement a alloué 377 millions de gourdes (près de 3 millions de dollars) dans le budget national pour ce projet.
Les résidents affirment que la phase initiale se concentre sur un chemin de terre compacté, soulevant des doutes sur sa capacité à résister aux fortes pluies et à soutenir le développement économique à long terme.
"Pourquoi les routes nationales sont-elles encore construites en terre au lieu d'être pavées d'asphalte ou d'une autre solution durable ?", s'interroge Erone Dorestant, un résident de Jean-Rabel, cité par The Haitian Times. "En 2026, Haïti devrait investir dans des infrastructures qui répondent aux normes modernes."
Angelot Oracius Joseph, directeur départemental du Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC) pour le Nord-Ouest, a expliqué que la première tranche de 50 millions de gourdes est destinée à stabiliser les sections les plus vulnérables. Il a précisé que les versements suivants, plus importants, permettront de paver environ 12,5 miles de route.
"Les prochaines deux tranches de financement, qui sont significativement plus importantes, nous permettront de construire environ 12,9 miles de chaussée pavée", a-t-il déclaré à SC.Info.
La route est considérée comme essentielle pour l'économie du Nord-Ouest, reliant les communautés agricoles à la capitale départementale. Les résidents soutiennent qu'une route pavée réduirait les coûts de transport, améliorerait l'accès aux marchés et désenclaverait davantage la région.
Le MTPTC a indiqué que ce projet s'inscrit dans un effort plus large de modernisation du réseau routier et d'amélioration de la mobilité des personnes et des biens, en particulier dans les zones difficiles d'accès.
Certains résidents, comme John Vital, craignent la répétition d'échecs passés, citant des projets d'infrastructure inachevés dans la région. Ils appellent à une construction conforme aux normes d'ingénierie et à un pavage en asphalte pour assurer la durabilité et l'efficacité de la route.


