Le 28 avril 2026, la Cour d'appel d'Haïti a ordonné le renvoi en procès de plusieurs membres du clergé de l'Église épiscopale d'Haïti ainsi que d'anciens hauts responsables gouvernementaux. Ces personnes sont accusées de complicité dans un trafic d'armes et de munitions remontant à juillet 2022.
Selon les procureurs, les accusés auraient participé à l'importation illégale et au trafic d'armes, ainsi qu'à des activités de contrebande et de contrefaçon.
Parmi les personnes visées figurent les prêtres Frantz Cole, Jean Madoché Vil et Fritz Désiré, ainsi que l'ancien ministre de l'Économie Michel Patrick Boisvert et l'ancien responsable des affaires religieuses Evens Souffrant. Les charges incluent également l'utilisation de faux billets de banque.
Les faits ont été initialement découverts le 14 juillet 2022, lorsque la police a saisi un conteneur à la gare maritime de La Saline à Port-au-Prince. À l'intérieur se trouvaient 18 fusils d'assaut, dont des modèles AK-47, Galil et M4, ainsi qu'un fusil de chasse, quatre pistolets, près de 20 000 cartouches, des chargeurs et environ 50 000 dollars en faux billets.
Une première décision en 2023 avait classé l'affaire pour manque de preuves directes. Cependant, le dossier a été rouvert en 2025, menant à cette décision de renvoi en procès. L'Église épiscopale d'Haïti a toujours nié toute implication, affirmant avoir été victime d'un réseau criminel exploitant son nom.
Le procès pourrait révéler des informations sur les réseaux de trafic d'armes alimentant les groupes armés en Haïti, un facteur clé de l'instabilité du pays. Cette affaire s'inscrit dans un contexte de crise sécuritaire croissante où les armes illégales jouent un rôle central dans la violence des gangs.
Les observateurs soulignent que ce procès pourrait avoir des implications majeures pour la responsabilité pénale et la confiance dans les institutions haïtiennes. Les détails de la date du procès n'ont pas encore été communiqués par les autorités judiciaires.



