Deux juges fédéraux aux États-Unis ont autorisé l'administration du président Donald Trump à mettre fin aux protections temporaires contre les déportations (TPS) pour des ressortissants du Soudan du Sud et du Myanmar. Ces protections, accordées en cas de conflits armés ou de catastrophes naturelles dans leur pays d'origine, devaient expirer en novembre 2025.
Les juges de Boston et de Chicago ont rejeté les recours des défenseurs des droits des migrants, confirmant que le département de la Sécurité intérieure (DHS) avait l'autorité nécessaire pour mettre fin à ces statuts.
Cette décision s'inscrit dans une série de mesures visant à réduire les protections TPS pour plusieurs pays, dont Haïti et la Syrie, après un arrêt de la Cour suprême en juin 2026. Environ 232 Sud-Soudanais et 4 000 ressortissants du Myanmar sont concernés par cette fin des protections.
Les défenseurs des migrants craignent que ces personnes, dont certaines vivent aux États-Unis depuis plus d'une décennie, ne soient exposées à des risques de déportation vers des pays toujours en proie à des conflits ou à l'instabilité politique.
Le DHS avait initialement proposé en novembre 2025 de mettre fin aux TPS pour ces deux pays, en raison de l'absence d'amélioration des conditions dans leurs pays respectifs. Seules les protections pour les ressortissants éthiopiens et somaliens restent bloquées par les tribunaux, selon les déclarations de James Percival, conseiller juridique du DHS.
Cette décision intervient alors que des milliers de Haïtiens, dont des étudiants et des travailleurs, pourraient également être affectés par des changements similaires dans les mois à venir. Les personnes concernées sont invitées à consulter les mises à jour officielles du DHS pour connaître les prochaines étapes.


