Des courriels internes du Département de la Sécurité intérieure des États-Unis (DHS) révèlent que des employés ont exprimé des préoccupations concernant les informations utilisées pour justifier la fin du statut de protection temporaire (TPS) pour Haïti.
Ces documents, obtenus par le Springfield News-Sun, montrent que les données citées pour justifier cette décision ont été remises en question par des agents du DHS. Selon les sources, ces employés ont souligné des incohérences ou des lacunes dans les rapports utilisés pour évaluer la situation en Haïti.
La décision de mettre fin au TPS pour Haïti, annoncée en 2023, devait entrer en vigueur progressivement à partir de 2024. Cependant, des recours juridiques et des contestations administratives ont retardé son application. Le TPS permet aux ressortissants haïtiens de résider et de travailler légalement aux États-Unis en raison des crises prolongées dans leur pays d'origine.
En 2023, le gouvernement américain avait estimé que les conditions en Haïti s’étaient suffisamment améliorées pour justifier la fin de ce statut. Pourtant, les courriels internes suggèrent que cette évaluation n’était pas partagée par tous les acteurs du DHS.
Les défenseurs des droits des migrants haïtiens ont critiqué cette décision, arguant que la situation humanitaire en Haïti reste précaire. Des organisations comme l’American Immigration Council ont appelé à une réévaluation de la décision, citant des rapports indépendants sur l’instabilité persistante dans le pays.
Le TPS pour Haïti avait été initialement accordé en 2017 après le passage de l’ouragan Matthew et les crises politiques qui ont suivi.
