Le gouvernement kényan a officiellement rejeté les allégations d'agressions sexuelles impliquant des membres de sa force de maintien de la paix déployée en Haïti. Ces accusations, rapportées par plusieurs médias internationaux dont le Miami Herald, concernent des incidents présumés survenus dans le cadre de la Mission multinationale de soutien à la sécurité en Haïti (MSS).
Le Kenya a qualifié ces allégations de « non fondées » et a annoncé le lancement d'une enquête interne pour vérifier les faits. Le ministre kényan des Affaires étrangères, Alfred Mutua, a réaffirmé l'engagement de son pays à respecter les normes internationales et à coopérer avec les autorités haïtiennes et les Nations Unies.
Selon les sources, ces allégations font suite à des témoignages recueillis auprès de civils haïtiens et de membres d'ONG locales. Le Kenya participe à la MSS depuis octobre 2023, avec un contingent de 1 000 policiers déployés principalement à Port-au-Prince. Cette mission vise à renforcer la sécurité face à la crise humanitaire et aux violences des gangs armés.
Les Nations Unies ont indiqué qu'elles prenaient ces allégations « très au sérieux » et qu'elles collaboreraient avec les autorités kényanes pour mener une enquête transparente. Aucune date limite n'a été communiquée pour la publication des résultats de cette enquête.
Les détails spécifiques sur les lieux et les dates des incidents présumés n'ont pas été divulgués par les sources disponibles. Le gouvernement haïtien n'a pas encore réagi publiquement à ces accusations.
