Une étude publiée dans la revue Nature Medicine indique que l'épidémie d'Ebola en cours dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) trouve son origine dans une transmission animale à humaine, et non dans une réémergence de souches précédentes.
Selon les chercheurs, le virus responsable — une souche rare appelée Bundibugyo — a commencé à circuler dès février 2026, bien que l'épidémie n'ait été officiellement déclarée que le 15 mai. Ce virus a déjà causé plus de 2 000 décès parmi les 4 449 cas enregistrés, ce qui en fait la flambée la plus rapide de l'histoire de la maladie.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) souligne que cette souche se propage plus vite que les capacités de réponse des autorités sanitaires locales. Contrairement aux précédentes épidémies, aucun vaccin n'existe encore pour cette souche spécifique.
Les experts rappellent que les flambées d'Ebola débutent généralement par une transmission animale, mais que la propagation ultérieure se fait principalement entre humains. Les chercheurs recommandent d'augmenter les capacités de diagnostic décentralisé, y compris le séquençage génomique, pour anticiper les futures épidémies.
Ils insistent également sur l'importance de la détection précoce, car des chaînes de transmission multiples se sont déjà établies avant même la reconnaissance officielle de l'épidémie. L'OMS projette que, dans le pire des scénarios, cette épidémie pourrait durer entre 9 et 12 mois.
La gestion clinique des patients repose sur des soins de soutien, faute de traitements spécifiques disponibles pour cette souche. Les scientifiques rappellent que la compréhension des événements de transmission animale reste limitée, ce qui complique la prévention et la détection précoce des futures épidémies. Source : Al Jazeera, 13 août 2026.


