Les opérations menées par la Police Nationale d’Haïti (PNH) depuis plusieurs mois ont ralenti l’activité des gangs dans certaines zones, notamment à Port-au-Prince. Cependant, selon France 24, ces groupes criminels modifient leurs méthodes pour contourner les restrictions. Les autorités rapportent une baisse des affrontements directs, mais une augmentation des activités illicites comme les enlèvements contre rançon et les vols ciblés.
Les gangs exploitent désormais des réseaux plus discrets et des alliances temporaires pour maintenir leur emprise sur les quartiers sous leur contrôle. Les opérations policières, bien que ciblées, peinent à démanteler ces structures en raison de leur capacité à se réorganiser rapidement.
Les zones les plus touchées restent les communes de Cité Soleil, Martissant et Delmas, où la présence policière est renforcée mais insuffisante pour une stabilisation totale.
Les experts soulignent que la lutte contre l’insécurité nécessite une approche multidimensionnelle, combinant répression et solutions sociales. Le gouvernement haïtien, en collaboration avec des partenaires internationaux, tente de renforcer les capacités de la PNH et de restaurer l’autorité de l’État dans les zones occupées. Cependant, la situation reste fragile, avec des risques persistants de résurgence des violences.
Les étudiants et résidents des zones affectées continuent de subir les conséquences de cette insécurité, limitant leur accès aux services essentiels comme les écoles et les hôpitaux. Les autorités appellent à une mobilisation accrue pour briser le cycle de la violence et rétablir un environnement sécurisé.
