Un rapport récent de RFI met en lumière la situation préoccupante de l'enrôlement d'enfants dans des groupes armés en Colombie, dix ans après les accords de paix avec les FARC. L'International Crisis Group estime qu'au moins 620 enfants ont été recrutés en 2024, particulièrement dans les régions de la côte Pacifique comme le Cauca.
Les groupes armés utilisent les réseaux sociaux, notamment TikTok, pour attirer les jeunes avec des promesses d'argent et d'une vie facile.
Parallèlement, en Haïti, l'organisation d'élections nationales en août 2026 suscite des inquiétudes. L'insécurité persistante et la possible participation de personnalités politiques sanctionnées pour liens avec des gangs soulèvent des doutes quant à la légitimité du processus.
Pierre Robert Auguste, de l'Association des entrepreneurs de l'Artibonite, critique l'ingérence de la communauté internationale dans l'organisation des élections malgré le contexte actuel.
Cependant, Maître Énock Géné Génélus, ancien commissaire du gouvernement des Gonaïves, souligne la nécessité d'organiser des élections pour restaurer les institutions de l'État, tout en reconnaissant l'importance de rétablir la sécurité. La situation en Colombie et les défis en Haïti mettent en évidence les enjeux complexes liés à la protection des enfants et à la stabilité politique dans des contextes de violence et d'instabilité.

