Le 10 août 2025, quatre journalistes d'Al Jazeera — Anas al-Sharif, Mohammed Qreiqeh, Mohammed Noufal et Ibrahim Zaher — ont été tués lors d'une frappe aérienne israélienne ciblant leur tente près de l'hôpital al-Shifa à Gaza. Leur décès marque l'un des jours les plus sombres pour le journalisme dans la région, selon un hommage publié par Al Jazeera le 10 août 2026.
Ces journalistes travaillaient dans des conditions extrêmes, isolés du reste du monde après la fermeture totale de Gaza par l'armée israélienne, qui a coupé l'électricité, l'eau et les approvisionnements médicaux pour plus de 2,4 millions de personnes.
Les journalistes locaux, privés d'accès à l'information extérieure, sont devenus les seuls témoins des événements, malgré les risques constants. Leur travail a redéfini les standards du journalisme en temps de guerre, combinant courage et résilience face à des conditions inhumaines.
Le 25 août 2025, un double bombardement sur l'hôpital Nasser à Khan Younis a tué cinq autres journalistes, dont trois travaillant pour Al Jazeera, confirmant une stratégie israélienne de ciblage systématique des professionnels des médias.
Selon Al Jazeera, au moins 265 journalistes ont été tués à Gaza depuis octobre 2023, soulignant l'impunité dont bénéficie l'armée israélienne malgré les condamnations internationales. Les attaques ne se limitaient pas aux zones de combat : des journalistes ont été visés chez eux, dans des hôpitaux ou lors de missions coordonnées avec le Comité international de la Croix-Rouge.
Ces événements ont révélé que les équipements de protection (gilets pare-balles, casques) ne protègent plus les journalistes, mais les désignent comme cibles. La communauté internationale, malgré quelques déclarations, n'a pas exercé de pression suffisante pour mettre fin à ces violations du droit international.
Pour les étudiants haïtiens intéressés par le journalisme, ces événements rappellent l'importance de la liberté de la presse et les risques encourus par ceux qui la défendent.


