En Inde, plus de 1,7 million d'élèves ont vu leurs résultats du baccalauréat national remis en question après l'adoption d'un système d'évaluation numérique controversé.
Le Central Board of Secondary Education (CBSE) a introduit cette année un processus de correction d'examens via des copies scannées, entraînant des erreurs de notation, des pannes techniques et des retards dans les résultats.
Des étudiants comme Nandini Singh, dont les notes en chimie ont été revues à la baisse sans justification claire, dénoncent une manipulation des résultats. "Ils mentent et prennent nos vies et notre avenir en otage", a-t-elle déclaré à Al Jazeera.
Le système, baptisé On-Screen Marking, a été confié à une entreprise privée, Coempt Edu Teck, déjà impliquée dans un scandale similaire en 2019 ayant conduit au suicide de 20 étudiants en Inde. Les lacunes techniques du système — images floues, pannes de serveurs et accès non sécurisé aux copies — ont été exposées par des lycéens eux-mêmes.
Vedant Srivastava, dont la copie corrigée ne correspondait pas à son écriture, a partagé ses preuves sur les réseaux sociaux, déclenchant une vague de contestations. Le gouvernement indien, critiqué pour sa gestion de la crise, voit sa crédibilité ébranlée, avec des appels à la démission du ministre de l'Éducation.
Les révélations soulèvent des questions sur la fiabilité des systèmes d'évaluation numérique, notamment dans les pays où des étudiants haïtiens poursuivent leurs études. Bien qu'aucun cas similaire n'ait été signalé en Haïti, des experts en éducation appellent à la vigilance face à l'adoption croissante de ces technologies.
Le CBSE a finalement reconnu certaines erreurs et a corrigé les notes de Srivastava, mais le doute persiste quant à l'intégrité des résultats pour des milliers d'autres élèves.
Pour les étudiants haïtiens en formation à l'étranger, cette affaire rappelle l'importance de vérifier les méthodes d'évaluation des institutions. Les autorités éducatives haïtiennes n'ont pas encore réagi à ce scandale, mais des associations étudiantes appellent à une transparence accrue dans les processus d'examen locaux.
Les résultats de ces examens impactent directement l'accès aux bourses et aux universités, soulignant la nécessité d'un contrôle rigoureux des systèmes automatisés.



