Dans une analyse publiée sur AyiboPost, l'écrivain Lyonel Trouillot observe une "habitude" dans la répétition des crises qui affectent Haïti. Il pointe du doigt l'incapacité des forces de sécurité étrangères à améliorer la situation sécuritaire, tout en soulignant que certains de leurs membres ont commis des crimes sexuels et sont repartis enrichis.
Trouillot décrit un cycle de mesures impopulaires, de réactions populaires, de répression et d'accusations de déstabilisation contre les contestataires, souvent au nom de la démocratie. Il s'interroge sur la capacité des citoyens à faire face à l'augmentation des coûts, comme celui des transports publics, dont le prix dépasse le revenu quotidien de nombreux Haïtiens.
L'auteur met en lumière la violence des gangs dans des zones comme Bel Air, Carrefour-Feuilles et l'Artibonite, et déplore la lenteur des réactions officielles face aux massacres. Il note que les autorités semblent souvent trop occupées pour prévenir ou condamner ces actes, et sont incapables de compter les victimes, laissant les paysans, ouvriers et chômeurs être tués sans réaction concrète.
L'article aborde également la scène politique, critiquant le silence des acteurs politiques face à la misère quotidienne et aux violences. Trouillot observe une armée de candidats qui évitent de parler des réalités du peuple qu'ils aspirent à représenter.
Il rappelle que le pouvoir actuel a été imposé sous prétexte d'organiser des élections rapides, mais que les promesses initiales se sont évanouies, les conditions pour des élections justes n'étant jamais réunies.
En conclusion, Trouillot exprime un sentiment de déjà-vu, comparant la situation actuelle à celle de juillet 2021, soulignant ainsi la persistance des problèmes structurels en Haïti. L'article est une réflexion sur la normalisation de la crise dans le pays.

