Un récent rapport des Nations Unies sur Haïti met en lumière l'emprise croissante des groupes armés, notamment sur les axes routiers et maritimes stratégiques. Le document détaille les violences telles que meurtres, enlèvements et violences sexuelles, offrant une mesure de la crise sécuritaire. Cependant, l'analyse des mécanismes sous-jacents à cette violence reste limitée, selon Juno7 Haïti.
Le rapport, bien que précis dans sa description des faits, peine à expliquer les structures qui alimentent cette violence, notamment les circuits financiers et les réseaux d'approvisionnement. De plus, la hiérarchisation des acteurs impliqués (groupes armés, forces de sécurité, groupes d'autodéfense) manque de clarté, rendant difficile l'identification des responsabilités.
L'analyse reste concentrée sur les manifestations visibles de la violence, sans examiner en profondeur les facteurs structurels tels que la circulation des armes et les flux financiers. Le rapport souligne la nécessité de renforcer l'État de droit, tout en décrivant des dispositifs sécuritaires qui reposent en partie sur des logiques exceptionnelles, une tension qui n'est pas suffisamment explorée.

