RFI a diffusé un reportage de Justine Fontaine et Achim Lippold, qui se sont rendus en Haïti pour couvrir la crise. Ils ont décrit une capitale, Port-au-Prince, largement contrôlée par des gangs, avec un centre historique délabré et une population désespérée. De nombreuses personnes ont été déplacées en raison de la violence.
Les journalistes ont souligné la difficulté d'obtenir des témoignages, car les habitants craignent des représailles. Les interviews ont souvent été réalisées en dehors des zones contrôlées par les groupes armés, où la peur est omniprésente.
Fontaine et Lippold ont également évoqué l'utilisation de drones explosifs par la police haïtienne, qui a causé des victimes civiles. Ils ont choisi de ne pas donner la parole aux chefs de gangs, contrairement à d'autres médias, pour des raisons déontologiques et parce qu'ils estiment que ces individus sont déjà très présents sur les réseaux sociaux.
Le reportage a mis en lumière les conditions de travail difficiles pour les journalistes locaux en Haïti, confrontés à l'insécurité et à diverses pressions. RFI a rappelé que deux journalistes ont été enlevés récemment et que la maison d'un autre a été attaquée.
Haïti occupe la 111e place sur 180 au classement de Reporters sans frontières, ce qui témoigne des défis auxquels sont confrontés les professionnels de l'information dans le pays, selon RFI.

