En avril 2026, un journaliste basé à Kaboul a documenté des projets agricoles menés par des ONG dans la province de Daikundi, en Afghanistan. L’objectif annoncé était d’améliorer les conditions de vie des agriculteurs locaux en leur fournissant des solutions de stockage et des semences adaptées.
Cependant, les résultats ont été décevants : des pommes pourrissaient sous les arbres faute d’espace de stockage suffisant, et les semences importées ont produit des récoltes insuffisantes et de mauvaise qualité.
Selon les témoignages recueillis, chaque famille n’a pu récolter qu’environ 450 afghanis (7 dollars) de légumes, malgré des investissements massifs en formation et en logistique.
Ces échecs illustrent un problème récurrent dans le secteur des ONG afghanes : un manque d’efficacité et de transparence, aggravé par des chaînes de sous-traitance complexes et des salaires disproportionnés pour les employés internationaux.
Entre 2001 et 2021, des milliards de dollars d’aide étrangère ont été gaspillés en Afghanistan, selon des rapports comme celui du Special Inspector General for Afghanistan Reconstruction (SIGAR), qui estime à 26-29 milliards de dollars les pertes dues à la corruption ou au gaspillage.
Ces dysfonctionnements ne sont pas propres à l’Afghanistan, mais le contexte actuel, marqué par une réduction des financements internationaux, rend la situation encore plus critique.
Les ONG sont appelées à revoir leurs méthodes : embaucher des locaux qualifiés, réduire les intermédiaires et intégrer les retours des communautés pour concevoir des projets adaptés aux besoins réels. Ces leçons pourraient inspirer des réformes dans d’autres pays, y compris Haïti, où le secteur des ONG joue également un rôle clé dans le développement.
Les données proviennent d’un article publié par Al Jazeera le 6 juin 2026.

