Le Centre Spatial Hellénique (HSC) en Grèce utilise désormais quatre satellites équipés de technologie d'imagerie thermique pour révolutionner la réponse aux feux de forêt.
Ces satellites, en orbite à 550 km d'altitude, surveillent la température du sol et l'humidité pour prédire l'apparition de feux dans les heures à venir, une capacité inédite pour les services de secours grecs. Cette précision permet de mieux anticiper les interventions et de réduire les temps de réponse.
En cas d'incendie, les satellites peuvent voir à travers la fumée pour localiser précisément les foyers actifs, comme l'explique Emmanuel Rammos, président du HSC. Cette information est cruciale pour diriger les moyens aériens, tels que les hélicoptères et les avions bombardiers d'eau, vers les zones les plus critiques.
Ils fournissent également des données tactiques essentielles sur le terrain, comme la localisation des bâtiments, des câbles électriques ou des routes d'accès, aidant ainsi les équipes au sol.
Le HSC a accès à environ 20 autres satellites via un partenariat avec OroraTech, le constructeur des satellites grecs. De plus, sept nouveaux satellites multi-spectraux seront lancés cette année, capables de surveiller non seulement les feux mais aussi la santé environnementale des forêts, notamment la vitalité de la végétation et le stress hydrique.
Cette initiative s'inscrit dans une modernisation plus large des moyens de lutte contre les incendies en Grèce, qui enregistre environ 10 000 feux par an. Les méthodes conventionnelles, basées sur des patrouilles et des postes d'observation, se sont avérées insuffisantes face à l'ampleur du phénomène.
L'introduction de drones, capables de voler 24h/24 et de fournir des images thermiques en temps réel, a déjà amélioré la détection précoce des incendies. Les satellites complètent ces efforts en offrant une vue d'ensemble stratégique, essentielle pour une gestion efficace des crises.


