Depuis le 2 mars 2026, le Liban fait face à une escalade brutale des violences, déclenchée par des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran. Le Hezbollah libanais, allié de l’Iran, a riposté en ciblant Tel Aviv, entraînant une réponse israélienne dévastatrice sur le territoire libanais.
Selon les Nations Unies, cette nouvelle phase de conflit a déjà causé la mort de 886 personnes et blessé plus de 2 140, dont 111 enfants. Les combats se concentrent désormais sur Beyrouth, la Bekaa et le sud du pays, où les frappes aériennes s’intensifient sans avertissement préalable.
Les ordres d’évacuation se multiplient, couvrant désormais 1 500 km² du territoire libanais, soit une portion significative du pays. Le Secrétaire général de l’ONU a appelé à une désescalade immédiate, soulignant que « la guerre au Moyen-Orient doit cesser » et que « la diplomatie doit prévaloir ».
Les Nations Unies estiment que les espoirs d’épargner le Liban ont été « réduits à néant » après l’attaque du Hezbollah contre Israël. Les déplacements de population atteignent une ampleur sans précédent : plus d’un million de personnes sont désormais enregistrées comme déplacées, un chiffre qui pourrait être bien supérieur selon les observateurs.
Les familles fuient avec peu d’affaires, souvent vêtues seulement des vêtements qu’elles portent, et se réfugient dans des logements saturés ou des centres collectifs improvisés.
Selon l’UNICEF, des centaines de milliers d’enfants ont quitté leur domicile en quelques jours, certains parcourant des heures de route pour atteindre Beyrouth avant de passer leur première nuit dehors. Les centres d’accueil, déjà saturés, abritent aujourd’hui environ 130 000 déplacés dans 600 sites à travers le pays.
Le bilan humain s’alourdit chaque jour : 107 enfants ont été tués et 331 blessés depuis le début de l’escalade, avec une moyenne de 10 enfants tués et 36 blessés par jour lors de la première semaine. Les traumatismes psychologiques sont profonds, avec des enfants oscillant entre rires et larmes en quelques instants, tandis que les explosions rythment leur quotidien.
Certains témoignages révèlent l’ampleur de cette détresse, comme celui d’un enfant demandant à porter un bracelet avec son nom « pour être identifié s’il est tué ». Les frappes israéliennes ciblent désormais des zones civiles, aggravant la crise humanitaire.
L’ONU alerte sur la pression croissante exercée sur les communautés d’accueil, qui tentent d’aider les déplacés malgré leurs propres difficultés. Les ressources humanitaires, déjà limitées, peinent à répondre aux besoins urgents des populations touchées.
Les Nations Unies et leurs partenaires, dont le Programme alimentaire mondial (PAM), fournissent des repas chauds et un soutien d’urgence à Beyrouth et dans d’autres régions, mais l’ampleur de la crise dépasse largement leurs capacités actuelles.
Les appels à une trêve humanitaire restent sans réponse, tandis que la communauté internationale peine à trouver une solution diplomatique pour mettre fin à ce conflit dévastateur.


