Selon Juno7 Haïti, la crise sécuritaire redessine la géographie du logement à Port-au-Prince, avec une concentration de personnes dans les zones jugées plus sûres. Cette forte demande entraîne une augmentation des loyers, souvent exigés en dollars américains, ce qui complique la situation financière des résidents payés en gourdes.
La pression sur le marché du logement conduit à des prix élevés, même pour des habitations sans infrastructures adéquates. L'absence de politiques publiques de logement social et l'urbanisation anarchique aggravent la situation, laissant de nombreuses personnes déplacées dans des camps de fortune.
La crise immobilière met en évidence les limites de la gouvernance urbaine et souligne l'urgence d'une réponse publique durable pour garantir la sécurité, l'aménagement du territoire et l'accès équitable au logement. Les charges annexes, telles que l'eau et l'électricité, augmentent également, alourdissant le budget des ménages.

