Le 6 mai 2026, l’Égypte a inauguré son premier monorail urbain, reliant Nasr City à la Nouvelle Capitale Administrative, à 56,6 km de distance. Ce projet de 2,8 milliards de dollars, développé avec des partenaires internationaux comme Alstom et Siemens, vise à désengorger les routes du Caire, l’une des villes les plus peuplées au monde avec plus de 10 millions d’habitants.
Les trains sans conducteur, suspendus au-dessus des rues, offrent une alternative rapide aux embouteillages chroniques, avec une capacité théorique de 600 000 passagers par jour. Les stations, dont 16 sont déjà opérationnelles, s’intègrent à d’autres réseaux de transport comme le métro et les bus rapides.
Selon Osama Aqeel, expert en transport, ce projet s’inscrit dans une stratégie nationale pour moderniser les infrastructures et réduire la dépendance aux voitures privées. Cependant, des critiques émergent : le prix des billets, allant jusqu’à 80 livres égyptiennes (1,53 $) pour un trajet complet, représente une part significative du salaire minimum (8 000 livres/mois).
Les usagers comme Hind Tarek soulignent aussi la distance à parcourir pour atteindre les stations, limitant l’accessibilité pour les populations modestes. Malgré son succès technique, le monorail reste sous-utilisé, avec seulement quelques passagers lors des heures de pointe.
Les autorités espèrent que les réductions tarifaires pour les abonnés réguliers, ainsi que l’ouverture des 6 stations restantes à Nasr City d’ici juillet 2026, amélioreront son adoption. Source : Al Jazeera.



