Des membres de la force multinationale menée par le Kenya déployée en Haïti sont accusés d'agressions sexuelles, selon un rapport publié par le journal Le Temps. Ces allégations concernent des soldats kényans intégrés à la Mission multinationale de soutien à la sécurité en Haïti (MSS).
Le gouvernement haïtien n'a pas encore réagi officiellement à ces accusations, mais des organisations locales et internationales appellent à une enquête transparente. La MSS, autorisée par l'ONU, a pour mission principale de restaurer la sécurité dans le pays, confronté à une escalade de la violence des gangs.
Les autorités kényanes n'ont pas encore fait de déclaration publique sur ces faits. Des sources proches du dossier indiquent que les victimes présumées seraient des femmes et des filles vivant dans des zones sous contrôle des gangs.
Des organisations de défense des droits humains demandent une protection immédiate pour les victimes potentielles et une collaboration entre les autorités haïtiennes et kényanes pour faire la lumière sur ces allégations. La Mission multinationale de soutien à la sécurité en Haïti a été déployée en juin 2023 pour une durée initiale d'un an, avec une possible extension.
Cette mission est composée de soldats provenant principalement du Kenya, mais aussi d'autres pays africains. Les accusations portées contre ses membres soulèvent des questions sur la protection des populations civiles dans un contexte déjà marqué par une insécurité généralisée.
