Selon AyiboPost, la crise énergétique à Cuba, accentuée par les sanctions américaines et la réduction des livraisons de pétrole vénézuélien, a un impact direct sur les étudiants haïtiens. Des universités ont fermé, et les transports sont devenus difficiles, affectant la vie quotidienne et les études.
Don Marcov Wensley Moltimer, étudiant haïtien en gynécologie-obstétrique à La Havane, témoigne de la suspension des cours et de la réduction des interventions chirurgicales dans les hôpitaux. Un autre étudiant en génie civil à Santiago de Cuba rapporte la fermeture de son université et les difficultés de déplacement.
Les étudiants haïtiens boursiers reçoivent une allocation mensuelle de 100 dollars américains, souvent insuffisante et irrégulière. La situation est d'autant plus préoccupante que les services publics fonctionnent au ralenti et que l'accès à Internet est instable. La présence haïtienne à Cuba remonte au début du XXe siècle, avec des vagues d'immigration liées à l'industrie sucrière.

