Alors que le statut de protection temporaire (TPS) aux États-Unis touche à sa fin, Haïti est confrontée à la perspective du retour potentiel de milliers de ses citoyens.
L'éditorial de Guerda Nicolas, psychologue et présidente de l'Ayiti Community Trust, publié dans The Haitian Times, souligne la nécessité pour le pays de passer d'une approche axée uniquement sur la réponse aux crises humanitaires à la mise en place de systèmes capables d'exploiter les compétences et l'expérience des personnes de retour.
Ces migrants potentiels ne reviennent pas les mains vides ; ils apportent avec eux des décennies d'éducation, d'expérience professionnelle, d'expertise technique, de savoir-faire entrepreneurial et des réseaux internationaux. Ils représentent un capital humain précieux pour Haïti, souvent confrontée au phénomène de la fuite des cerveaux.
L'initiative "Ayiti Talent Connect", lancée par l'Ayiti Community Trust en partenariat avec plusieurs organisations, vise à connecter ces personnes avec des opportunités d'emploi, de création d'entreprise et de validation de leurs acquis professionnels.
Cependant, le succès de cette transition nécessite une coordination entre le gouvernement, le secteur privé, les institutions financières, les universités et la société civile.
Il est impératif de développer des politiques publiques soutenant la reconnaissance des diplômes et des compétences, la planification de la main-d'œuvre, le développement des entreprises et l'accès au financement. La réintégration des migrants doit devenir une priorité nationale de développement.
Le secteur privé est appelé à jouer un rôle clé en identifiant ses besoins en main-d'œuvre, en offrant des stages et des apprentissages, et en valorisant les expériences internationales. Les institutions financières ont également une responsabilité dans l'accès au capital pour les entrepreneurs migrants.
La diaspora haïtienne est invitée à étendre son soutien au-delà des transferts de fonds, en offrant du mentorat, en ouvrant des réseaux professionnels et en investissant dans des projets locaux. La source de cet article est The Haitian Times.


