Selon AyiboPost, la commune de Carrefour est sous le contrôle de gangs armés, notamment celui de Krisla, depuis au moins 2024. Ces groupes imposent leur propre justice, marquée par des actes de violence extrême tels que des viols et des séquestrations. Les habitants vivent dans la peur et sont soumis à l'arbitraire des gangs, qui contrôlent l'accès aux ressources et extorquent les commerces.
L'organisation féministe Nègès Mawon a documenté 436 cas de violences sexuelles dans le département de l'Ouest entre janvier et novembre 2024, plaçant Carrefour parmi les zones les plus dangereuses pour les femmes. De plus, l'UNICEF a constaté une augmentation d'environ 200 % du recrutement d'enfants par les groupes armés en Haïti en 2025.
Les gangs n'hésitent pas à s'afficher publiquement et à se filmer, renforçant ainsi leur emprise sur la population. Des habitants témoignent avoir adapté leur quotidien pour éviter les ennuis, tandis que des commerçants peinent à maintenir leurs activités en raison des péages illégaux et de l'extorsion.
La situation à Carrefour illustre la crise sécuritaire et humanitaire qui frappe Haïti, avec des conséquences désastreuses pour les populations les plus vulnérables.

