Le pouvoir et l'opposition vénézuélienne ont annoncé mercredi 12 août 2026 la conclusion de leur premier cycle de dialogue, marquant une avancée vers une possible transition politique. Les deux parties se sont accordées sur l'amorce d'une réforme judiciaire et la récupération de fonds gelés au Royaume-Uni, selon un communiqué commun.
Ces négociations, soutenues par Washington, surviennent sept mois après l'arrestation de Nicolas Maduro par les autorités américaines, mettant fin à plus de 25 ans de régime chaviste. Un second cycle de pourparlers est prévu à une date non encore déterminée.
Les discussions, menées à huis clos, ont suscité des critiques de la part de sympathisants de l'opposition, notamment en raison de l'absence de Maria Corina Machado, cheffe de l'opposition exilée au Panama. Malgré cela, elle a réaffirmé son soutien au processus sans y participer directement.
Les parties ont souligné l'urgence de réformer le système judiciaire, notamment le Tribunal suprême, accusé d'avoir validé des élections contestées. L'opposition vise également l'abrogation de lois répressives utilisées pour emprisonner des opposants politiques.
Parallèlement, les deux camps ont convenu de collaborer pour récupérer des actifs vénézuéliens détenus à la Banque d'Angleterre, estimés à 30 tonnes d'or. Ces fonds pourraient être utilisés pour la reconstruction du pays après le séisme du 24 juin 2026, qui a causé plus de 6 300 morts et des dégâts estimés entre 6,7 et 20 milliards de dollars.
Les États-Unis, bien que non présents à la table des négociations, jouent un rôle actif en tant que médiateurs, selon des sources proches de l'opposition. Leur pression aurait contribué à faire avancer les discussions, contrairement à des tentatives précédentes.
Cependant, des observateurs restent sceptiques quant à la volonté réelle de réforme du gouvernement actuel, comparant sa situation à celle d'autres régimes autoritaires en Amérique latine. Des manifestants ont réclamé plus de transparence, critiquant l'opacité des négociations menées sans consultation publique. Source : France 24 — Amériques.


