Lyonel Trouillot, dans une chronique pour AyiboPost, souligne la vitalité de la littérature haïtienne, en particulier la poésie contemporaine. Il met en avant la diversité des styles, des thèmes et des genres, ainsi que l'émergence de nouvelles voix féminines et de la fiction en créole. Il regrette cependant le manque de suivi critique systématique de cette production littéraire.
Trouillot choisit d'inaugurer sa chronique avec le recueil de Jephté Estiverne, lauréat du prix Amaranthe 2024. Il invite à lire les œuvres primées pour comprendre ce que l'establishment littéraire haïtien valorise. Il analyse les poèmes d'Estiverne, explorant la tension entre désespoir et espérance, et la manière dont ils abordent des thèmes tels que l'absence, la mort, la mémoire et la réalité sociale.
Trouillot salue le souffle poétique d'Estiverne, le comparant à celui de Jean d'Amérique, mais avec moins de colère. Il souligne la force des vers qui révèlent la lutte intérieure du poète face à la souffrance et à la perte. Il conclut en encourageant la reconnaissance et la valorisation de la littérature haïtienne dans toutes ses formes.

