À Karachi, au Pakistan, le quartier Lyari, souvent représenté dans les films de Bollywood comme un bastion de criminalité, se transforme en un espace d'opportunités pour les jeunes filles grâce à la boxe. Selon un reportage publié par Al Jazeera le 5 juin 2026, le club de boxe Pak-Shaheen, dirigé par l'entraîneur Younus Qambrani, forme depuis 1992 des jeunes de 7 à 16 ans.
Depuis 2012, après une opération policière majeure ayant réduit la violence armée dans la zone, Qambrani a étendu son programme aux filles, malgré les réticences initiales de la communauté. En 2026, son club accueille désormais des séances d'entraînement quotidiennes où les élèves, âgées de 3 à 18 ans, apprennent à esquiver et à frapper sous les conseils de leur entraîneur.
Les vidéos et photos partagées par Qambrani sur WhatsApp illustrent cette transformation, montrant des jeunes filles en action dans un environnement autrefois marqué par les conflits. Les archives du club, incluant des coupures de journaux internationaux, servent de preuve que la boxe féminine existe ailleurs dans le monde et peut prospérer à Lyari.
Le quartier, surnommé « Mini Brésil » pour son amour du football, abrite également une scène musicale dynamique avec des groupes de rap comme Lyari Underground, reflétant une culture riche et diversifiée au-delà des clichés médiatiques.
Les données disponibles indiquent que la violence armée a diminué de plus de 80 % depuis 2012, permettant à des initiatives locales comme celle de Qambrani de se développer. Pour les étudiants haïtiens intéressés par des parcours sportifs ou des modèles de résilience communautaire, Lyari offre un exemple de transformation sociale par le sport. Source : Al Jazeera, 5 juin 2026.

