Le Venezuela a adopté le 20 février 2026 une loi d'amnistie pour les prisonniers politiques, deux mois après son vote par le Parlement. Selon des sources judiciaires citées par RFI, 771 détenus ont été libérés grâce à cette mesure, annoncée comme un « nouveau moment politique » par la présidente par intérim Delcy Rodriguez.
Cette loi visait à libérer l'ensemble des prisonniers politiques du pays, sous la pression des États-Unis après l'arrestation du président Nicolas Maduro par l'armée américaine le 3 janvier 2026. Cependant, son application reste partielle et controversée.
Les familles des détenus dénoncent des retards dans les libérations et des refus d'amnistie pour certains prisonniers, comme l'activiste Javier Tarazona, libéré en février après cinq ans de détention mais toujours sous contrôle judiciaire. Les ex-prisonniers libérés doivent encore se présenter devant les tribunaux tous les 15 jours, même s'ils résident loin de Caracas.
Par ailleurs, certains n'ont pas récupéré leurs biens confisqués, ajoutant à la précarité de leur situation. Les autorités judiciaires n'ont pas communiqué sur les critères d'éligibilité ou les délais de traitement des demandes d'amnistie, selon les ONG comme Foro Penal.
Ces dernières estiment que 477 prisonniers politiques restent toujours derrière les barreaux au Venezuela, malgré la loi adoptée. Les familles continuent de manifester devant les prisons pour réclamer la libération de leurs proches, comme en témoignent les rassemblements devant la prison d'El Helicoide à Caracas le 18 avril 2026.

